Les banquets de Diogène
Abstract
Dans sa mise en question des normes, Diogène déploie diverses stratégies face aux formes de convivialité que l’on peut rassembler en trois groupes : d’abord, les banquets des citoyens, dont le Cynique est exclu en raison de son statut d’étranger ; ensuite, ceux des rois et des tyrans, qui sont destinés à magnifier le pouvoir de ces derniers et que Diogène évite d’habitude pour maintenir son autonomie ; enfin, les banquets des riches, auxquels il assiste afin de corriger ses hôtes. En dehors des circonstances qui les ont justifiés, les actes de Diogène sont réduits à un catalogue stérile d’excentricités, que beaucoup de Cyniques imitent à l’époque impériale. L’Alcidamas de Lucien dans Le Banquet ou Les Lapithes en est un bon exemple : il imite à tort Diogène mais aussi Héraclès – non pas le héros des Cyniques, mais le glouton et l’ivrogne libidineux du drame satyrique et de la comédie.
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